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Publié le par jean loup Bézos






  "Raymond me présenta Jean Loup Bézos, qui assura l'exposition "César-Féraud-Viseux" à Biarritz. Nous sommes devenus complices, aujourd'hui encore nous partageons le goût de la liberté du dire. Il a été loufiat chez Albert à Biarritz, galeriste, peintre de "la figuration critique du monde", loin de celle dite "nouvelle" ou "narrative" enregistré par l'histoire. Avec une exposition dans les halles de Biarritz, il planait au-dessus de la "belle bouffe" avec des portraits éloquents. L'humour et l'acide des mots nous aident à surmonter le banal quotidien. "provocateur providentiel, il est lui aussi un bourreau de ce monde hagard", comme disait Eduard Jaguer."
(Claude Viseux "récit autobiographique" p47 Edition d'Art Somogy, Octobre 2008 )

j'ai souhaité vous livrer ma vie en vrac comme sur un album photo on découvre la vie de quelqu'un qu'on ne connais pas.






Je monte à l'atelier : devoir gravir des marches pour accéder à l'atelier doit avoir un sens ?






Mais, être un peintre ?, faire de l’art ? Avec la peinture ? Es ce que cela signifie quelque chose ?

quelque chose d’inéluctable?

de certains ?

Je n’en suis pas sur.

jouer d’un instrument : il n’y a pas de doute.

Pour être violoniste, par exemple, il faut jouer du violon.

Pour être peintre en principe il faut peindre ?

 











Quoique, entre la joyeuse barbouille du bambin ravi de s’en mettre plein les doigts, et la tâche besogneuse du copiste, qui peu prétendre + que l’autre faire de l'art avec sa peinture ?

Le plaisir n’est pas, forcément de même nature pour l’ un ou l’autre ?

Et chacun sait que l'art est lié au plaisir transmisible : qu’on y prend, alors...

Un doute existentiel immense envahit souvent le public à la cherche de certitudes face aux oeuvres d'arts.

Le badaud fulmine, peste parfois après le barbouilleurs un autre jour c’est après le copiste.

Car, en vérité, le plaisir change sans cesse de camp, suivant l’humeur du moment , l'individu, l'époque...




 


Or celui qui peint que fait-il ? Il beurre sa tartine! ..un peintre c’est quelqu’un qui aime la chose qu'on étale.

Transmettre avec le gras de la couche , par le seul geste de beurrer, les plaisirs qui vont suivre: les arômes du café tant désiré, la douceur du lait qui tempéré l’âcreté des épices. Si tu es capable de traduire cela par le seul geste de tartiner alors là, qui que tu soit loufia d’entre les serviteurs, il sera dit que tu es un artiste mon fils !

 




















Mes derniers travaux s'approchent de l'idée de l'archéologie et font aussi référence à l'univers des contes qui sont, de mon point de vue, à leur manière, une sorte d'archéologie de notre mémoire visuelle. 




















































Avant mon travail était plus proche de l'univers de la rue











Et des récits journalistiques








Avec une prédilection pour la ville de Biarritz







Un peu de nostalgie accompagne ces souvenirs











Dans les années 80 j'avais ouvert la galerie trajectoire à Biarritz 7 rue du Lycée.






www.galerie-trajectoire.fr


DETOURNEMENT DE NOM DE MARQUE

J'ai fait une exposition de mes peintures à Biarritz à la galerie LWIA  intitulé "Biarritz-Bonheur" du nom du grand magasin en centre ville.

Biarritz-Bonheur créé en 1894, agrandi deux fois (1911 et 1926) est aujourd'hui, sous un nouveau nom d'enseigne, pour tous, le grand magasin de Biarritz. 
le nom Biarritz-Bonheur reste sculpté sur le fronton du grand magasin aujourd'hui Galerie lafayette.

Biarritz Bonheur est à l'époque de sa création le temple du luxe et de la mode. Au début du 
xxe siècle, la majorité de ses employés parlent anglais
 et russe.

J'ai après l'exposition créé le site du même nom.
Biarritz-Bonheur devient ainsi désormais le nom d'une "entreprise artistique".

Ce nom traduit pour moi le temps de la consommation heureuse .

Imaginez vous une époque, celle de mes grands parents, qui découvre les débuts de l'électricité et ou on évoque, quand on en parle, "la fée électrique".
Puis, plus tard, la génération de mes parents, dans les années 50, qui profite du confort ménagé (réfrigérateurs, machine à laver, aspirateurs)... Alors que ma génération verra apparaître les nouveaux appareils électriques qui ne sont que de simples objets de loisir comme les transistors, les guitares électriques, les magnétophones à pile.

L'avènement et le développement de l'entreprise Biarritz-Bonheur, traduit dans mon esprit cette période d'insouciance joyeuse qui aura cru au bonheur pour tous.

 



J'ai déposé le nom Biarritz-Bonheur à l'INPI.



www.biarritz-bonheur.fr







J'aurais du mal à vivre loin de la mer





pour mon expo Biarritz Bonheur j'avais réalisé des vue de Biarritz et une série de portraits d'amis



















Ensuite j'ai éprouvé le besoin de changer de genre : Je n'aime pas m'enfermer dans un procédé, j'ai besoin de mettre à l'épreuve mes envies.

j'ai donc réalisé une série de paysages qui offrent à voir une autre partie, peut-être plus enfoui, de ma personnalité;
ces paysages je les aborde comme des paysages intérieurs : un état d'âme peut-être ?














Puis j'ai abordé quelques travaux à l'encre de chine sur papier...
  




   








entre temps j'avais abordé le sujet récurant chez moi de l'automobile








Mais il me semble que mon intérêt pour la peinture, parfois ironique, parfois plus grave reste une constante à laquelle je ne peu rien et que je tente de définir par "la tentation de peindre"




















































Depuis 1951 ma mère âgée de 88 ans habite au second étage d'un immeuble situé en centre ville de Mont de Marsan
Incroyable ! le groupe immobilier obtient a ce moment une autorisation de construire qui condamne les fenêtres de la cuisine et de la chambre de  ma mère ! 







On écrit pas comme on parle !

On ne parle pas comme on pense

On ne peint pas, on ne sculpte pas, on ne photographie pas, on ne filme pas comme on voit

On comble les vides vertigineux de nos existences avec des formes dont l'attrait est capables de nous réunir autour, nous guérir de la solitude impensable de l'existence.
 
Non on ne peu penser la solitude comme un prolongement de soit . jamais !

Oui il n'y a que l'échange qui puisse mettre notre pensé en ordre de marche.

Même le bavardage est nécessaire à ce : mieux être ensemble.




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Publié dans Jean Loup Bézos

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micheline 18/11/2009 14:04


j'adooooooooooooooore mais il m'a fallu du temps, pourquoi pas en épisode sur

Fr 3 édition régionale ou à contacter "carnet de campagnes" une émission de

france -inter à 12h30 , bon pour art médiation et ta com;


agnes brives 09/11/2009 22:26


a toi qui ne peux pas vivre loin de la mer .
L"as tu vue ces jours ci ? C'est un veritable milk shake ! des vagues d'écume fremissantes et gloglotantes ! de la crème fraiche en mouvement , avec parfois des envolées de pompons floconnants et
tourbillonnants ....
Sinon j'aime beaucoup ton idée de tartines en peinture ...
Mon Dieu ! les cereales vont elles détourner les jeunes de ce petit plaisir matinal ?et du même coup les detourner de l'acte de peindre ?
Voilà une question très importante à étudier !
Merci Jean Loup .C'est toujours un "biarritz bonheur" de te lire !
A bientôt. Agnès.